Jorge BenJorge Ben Jor chante comme il respire. Cet alchimiste du rythme mélange avec bonheur le funk, la samba, le rock et le rap dans des compositions explosives. Il est difficile d'écouter sa musique sans bouger, elle donne une irrésistible envie de danser.
Jorge Ben Jor est né dans une favela de Rio. Son père, Augusto Meneses, faisait les marchés pour gagner sa vie et dans ses moments perdus jouait du pandeiro pour le groupe " Cometas de Rio ". Bien que la samba fusse toujours présente à la maison, la grande passion du petit Jorge n'était pas la musique, mais le football. Il a même réussi à intégrer l'équipe junior du Flamengo, l'un des plus grands clubs de Rio.
La musique est arrivée un peu par hasard dans sa vie, grâce à ses copains musiciens. Jorge sachant jouer de la guitare et du pandeiro, il se présentait avec des amis dans des fêtes et dans des bars. Le directeur artistique de la maison de disques Polygram l'a un jour vu chanter ses compositions dans un bar et lui a proposé un contrat. Son premier disque sort en 1963 et les chansons " Mas que nada " et " Por causa de você " remportent immédiatement un franc succès. Ses deux disques suivants, parus entre 1963 t 1964, sont aussi très bien accuillis par le public.
Mais, en 1964, un coup d'Etat instaure une dictature militaire au Brésil. Face à la censure, à l'exil forcé, aux emprisonnements, la musique brésilienne se polarise : d'un côté les musiciens engagés tels que Caetano Veloso, Chico Buarque ou Gilberto Gil ; et de l'autre la musique commerciale et naïve de la " Jovem Guarda ", du ié-ié-ié, représentée par Roberto Carlos, Erasmo Carlos et Wanderléa. Ben Jor n'étant ni politisé ni conformiste, il a du mal à trouver sa place sur la scène musicale. Ses disques suivants sont accueillis froidement par le public et la critique. Ironie du sort, à la même période, aux Etats-Unis, Jorge Ben Jor devient le premier brésilien à avoir une chanson en portugais dans le hit-parade américain : " Mas que nada " chanté par Sérgio Mendes.
En 1968, une émission télé réalisée aux côtés de Caetano et de Gil, relance sa carrière. Le public est séduit par sa samba rock, baignée par les influences de la soul music, du rock et de la samba traditionnelle. Dans les années 90, le rap vient s'ajouter au brassage musical de Jorge Ben Jor. En 40 ans d'une carrière très prolifique, Ben Jor a composé d'innombrables standards de la musique brésilienne. Des chansons comme " País tropical ", " Cadê Teresa ", " Fio Maravilha " ou " Mas que nada " sont connues et chantées par tous les Brésiliens. Jorge Ben a ce don exceptionnel de savoir créer des compositions qui feront partie du patrimoine vivant de la musique populaire brésilienne.
Au delà de la difficulté à définir précisément la musique qu'il désigne, l'origine du mot jazz est elle-même sujette à controverses.
Les hypothèses avancées quant aux origines de ce nom sont multiples et aucune ne semble faire l'unanimité. Le mot jazz pourrait être dérivé du nom de musiciens (comme Chas Washington) ; de l'argot avec des connotations sexuelles ou qui indiquent l'énergie ou la force ; du jasmin que l'industrie cosmétique française avait utilisé dans ses parfums, qui étaient vendus à Nouvelle-Orléans (une théorie de Garvin Bushell) ; d'une déformation du chassé ou chasse-beau, figure du cakewalk (danse du gâteau, à la mode au XIXe siècle), ou des racines africaines comme le mot bantou jaja (« danser », « jouer de la musique »), sur le terme africain jasi (« être excité ») ou jaiza (« son lointain des percussions »). La dernière appellation viendrait de certaines tribus indonésiennes qui appelait "jaze baqti" une musique rythmée...
Les recherches de Gerald Cohen indiquent que le mot apparaît pour la première fois sous la plume de E. T. « Scoop » Gleeson dans le San Francisco bulletin en mars 1913. Il appartient alors au jargon du baseball pour désigner l'énergie d'un joueur. Le mot aurait été employé pour qualifier la musique du groupe d'Art Hickman qui jouait dans le camp d'entraînement des San Francisco Seals. Le groupe endossa l'adjectif lors de ses engagements à New York en 1914 et le terme se répandit progressivement jusqu'à Chicago avant de revenir en Nouvelle-Orléans sous la forme d'une lettre de Freddie Keppard à King Oliver qui le popularisera dès 1917 avec son protégé, Louis Armstrong.
Le terme était diversement apprécié des musiciens pour ses connotations scabreuses (Duke Ellington en particulier préférait l'appellation « Negro music »). Durant les années 1930 et 1940, de nombreuses alternatives ont été proposées telles que ragtonia, syncopep, crewcut, Amerimusic, ou encore jarb, sans grand succès. La diffusion du mot « jazz » (bien que sous sa forme Jass) est largement associée à son apparition sur le premier enregistrement du style, en mars 1917 par l'Original Dixieland Jass Band.